Un incendie a ravagé le site « Bel Air Camp », ce mardi 8 octobre, détruisant les locaux d’une cinquantaine de start-up. Plus de 5000m2 sont partis en fumée.

Bel Air Camp

Le site avait ouvert en 2016, et il regroupait plus de 50 TPE-PME. Ces entreprises étaient spécialisées dans « l’industrie de demain », telle que la robotique, l’e-commerce, la réalité augmenté. Pour ces entreprises, cet incendie est un vrai désastre économique puisque elles ont tout perdu, et les salariés se retrouvent momentanément sans emploi.

Cependant, à la différence de l’incendie de Rouen, la ville de Villeurbanne et la métropole ont organisé, dès l’après-midi même, une réunion d’urgence pour trouver des solutions de relogement et d’aide pour ces entreprises.

Toxicité ?

La première question qui vient bien évidemment en tête est la toxicité de cette fumée noire, puisqu’il y avait sur place une entreprise spécialisée dans les batteries de vélo. La réponse du ministre de l’écologie a été rapide : « Ce n’est pas un site Seveso, il n’y a pas de danger ».

Cette réponse parait incroyable quand on sait que le terme Seveso est donné non pas par rapport aux produits utilisés dans les entreprises mais selon la quantité de produits stockés. Cela veut dire qu’il peut y avoir les mêmes produits que dans une entreprise classée Seveso Seuil bas. Seulement la masse de produits étant inférieur au seuil requis, l’entreprise n’est pas classifiée.

Plan d’urgence

Tout comme pour la catastrophe de Rouen, on ne peut que conclure qu’il y a une réelle problématique liée à la sécurité. Aucun plan d’urgence n’est mis en place en amont pour ce genre de catastrophe. La deuxième en moins d’un mois, et le même résultat : peu d’informations, dangereux mais pas trop…