Dans cette chronique, on abordera ensemble ces fausses idées reçues. On repartira des faits et on remontera au fil du temps leur histoire afin de remettre leur récit à la bonne place.

Qu’est-ce qu’une légende urbaine ?

Cette expression fait référence à une histoire qui tient d’avantage du mythe que de la réalité. Cependant, elle puise ses sources bien souvent de faits réels qui ont au fil du temps été déformé ou amplifié.

Pourquoi cette chronique ?

Il y a quelques jours, c’est un tweet de Nadine Morano qui m’a inspiré cette chronique. En plein sujet des retraites, elle disait :

« Il n’est pas juste qu’un cheminot puisse partir à la retraite à 52 ans quand une aide-soignante doit partir à 64 ans ».

Et lorsque j’ai vu les commentaires incroyables à ce tweet, j’ai pris conscience que dans notre société actuelle, on a énormément de « préjugés » dus à des légendes urbaines. On pense avoir des certitudes car on nous a toujours « dit » ces choses, donc dans notre mémoire collective si on nous l’a dit c’est que c’est vrai, puisque ça fait des années qu’on nous le rabâche.

Et le pire c’est que certaines de ces légendes urbaines sont encore propagées par certains de nos politiques. Car il faut bien prendre conscience qu’elles servent bien souvent à diviser, et le meilleur moyen de régner c’est de diviser.

Il me semble donc important d’attaquer ce sujet, d’une manière le plus factuel possible, afin que l’on arrête de croire à des récits qui n’existent pas ou plus. Car c’est uniquement ainsi qu’on pourra analyser, donner des opinions constructives et chercher des solutions aux différentes problématiques.

La prime charbon des cheminots.

Prenons un exemple concret et très simple. Beaucoup de personnes sont persuadées que tout les cheminots ont une prime charbon encore aujourd’hui.

Cette prime existait à l’époque des locomotives à vapeur (qui fonctionnait avec du charbon). Elle concernait les mécanos de ces locomotives, et était calculée sur la capacité de l’équipage à faire une économie de charbon.

Les dernières locomotives à vapeur ayant disparue dans les années 70. Cela fait donc près de 50 ans qu’on reste persuadé qu’un cheminot touche une prime qui n’existe plus.

Et des légendes urbaines de ce type, il en existe des centaines.